Auteur : lucas

Les offres fibre de Free commencent à arriver sur un nouveau réseau

Des foyers desservis par le réseau d’initiative ALL Fibre peuvent désormais souscrire à une Freebox en fibre optique.

Free commence à rendre éligible de nombreuses adresses présentes sur le RIP ALL Fibre, présent dans l’Aveyron, le Lot et la Lozère. Si pour l’heure aucun accord n’a été officialisé, plusieurs adresses se voient proposer de souscrire à une offre fibre de l’opérateur de Xavier Niel dans des communes commeQuins, Naucelle, Camjacn Centres ou encore Cassagne-Beghones et d’autres. Les futurs abonnés peuvent consulter eux même la carte officielle de l’opérateur permettant de savoir si votre adresse est encore à l’étude ou si vous pouvez y souscrire tout de suite.

Le RIP est une société filiale d’Orange Concessions visant à déployer la fibre sur 326 498 prises dans les trois départements concernés.

 

L’objectif de Free est de lancer ses offres fibre sur 25 nouveaux réseaux d’initiative publique en 2022. Présent aujourd’hui sur une soixante de réseaux d’initiative publique, l’opérateur enchaîne les ouvertures commerciales. Aux abonnés absents sur les réseaux opérés par SFR (Xp Fibre) il y a encore quelques mois, le FAI commence à rendre des adresses éligibles à un abonnement Freebox en fibre optique dans plusieurs RIP de l’opérateur d’infrastructure. C’est par exemple le cas de Wigard Fibre, Tarn Fibre ou encore Hérault Numérique.

Merci à AveyronADSL

 

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Envoyé Spécial suit le déploiement de la fibre : travail bâclé, formation improvisée…

Les sous-traitants et les opérateurs sont dans le viseur d’Envoyé spécial dans un reportage intitulé “Fibre optique : friture sur la ligne” diffusé ce soir sur France 2.

Les problèmes concernant le déploiement de la fibre optique en France sous les projecteurs. Ce soir en prime-time, Envoyé Spécial diffusera son enquête “Fibre optique : friture sur la ligne“.

Dans un premier extrait visionnable sur le site de France info, on peut par exemple suivre un journaliste se faisant passer pour un futur technicien en plein stage de découverte. Avec sa caméra cachée, il suivra ainsi le quotidien d’un formateur et technicien travaillant pour un sous-traitant d’un opérateur et documente ainsi certains problèmes.

Lors d’une intervention, on peut par exemple voir ce même technicien percer un mur porteur a plusieurs reprise, sans avertir l’abonnée de son erreur ou corriger le tir en rebouchant ou nettoyant derrière lui. Le tout en expliquant avoir fait signer un formulaire qui, pour lui, le décharge de toute responsabilité.

L’angle de la formation est également brièvement abordé lorsqu’il explique avoir déjà formé certains intervenants en deux jours ou encore se vanter de n’avoir jamais bricolé de sa vie.

La problématique de la qualité du déploiement de la fibre fait régulièrement parler d’elle dans les télécoms, la présidente de l’Arcep n’hésitant pas à appeler à plus de rigueur.

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Face aux pannes d’internet, un maire menace Altice (SFR) de saisir la justice

Les problèmes d’internet deviennent monnaie courante à Bondy et le maire décide de taper du poing sur la table.

Un nouveau ras-le-bol. Les élus au sein de communes touchées par des problèmes d’internet continuent de s’indigner, quitte à faire des menaces. C’est cette fois à Bondy, en Seine-Saint-Denis, que les habitants souffrent de coupures et de problèmes liés à la fibre.

D’après des témoignages rapportés par le Parisien, les soucis ont commencé au début de l’été. “Lorsque la fibre a été coupée, nous étions chez SFR. Nous avons pris trois rendez-vous avec eux, mais aucun technicien ne s’est présenté. Il a fallu deux semaines pour qu’une personne vienne juste rebrancher un câble. Rien n’a été réglé” déplore Line, habitante de la commune qui a depuis changé d’opérateur.

Les témoignages sont parvenus aux oreilles de Stephen Hervé, maire de la commune, qui a décidé d’agir. Tentant d’abord la négociation, il a ainsi contacté Jean-Claud Brier, délégué régional Île-de-France d’Altice, en charge du déploiement de la fibre. Il dénonce plusieurs problèmes, dont un entretien trop faible des infrastructures, une sécurité trop faible des armoires, ou encore des coupures régulières notamment lors du raccordement de novueaux abonnés. Des problèmes régulièrement dénoncés par des élus, mais aussi par l’Arcep.

Le maire a donc mis en demeure le groupe Altice pour une résolution des problèmes dans les plus brefs délais. “Je crois qu’aucune ville n’a porté plainte pour le moment, mais j’envisage cette possibilité, car je considère que cela peut être une mise en danger de la vie d’autrui, notamment pour les personnes isolées dont la téléassistance passe par le téléphone” ajoute-t-il. Il ne s’agit pas des premières actions menées à l’encontre de SFR ou de sa filiale XP-Fibre, gérant les raccordement de la fibre : une enquête a par exemple été ouverte au sujet de dysfonctionnements observés dans deux communes. D’autres élus, sans cibler un opérateur en particulier, ont également pris des mesures drastiques, comme limiter fortement l’accès aux infrastructures pour les techniciens.

L’édile reconnaît cependant que la commune présente quelques difficultés pour le raccordement, notamment des points de mutualisations disposés dans des caves et ayant “mal vieilli, certains ont été attaqués par les rongeurs”. Il annonce cependant sa volonté qu’ils soient tous changés et que d’autres seront réinstallés sur l’espace public, se limitant “à 300-400 abonnés“.

Source : Le Parisien via Capital

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Déploiement de la fibre : la présidente de l’Arcep a “de plus en plus de mal à dire que c’est une réussite”

Si le déploiement se fait “à bon rythme” au goût de Laure de la Raudière, présidente de l’Arcep, la qualité de ce dernier laisse encore trop à désirer.

Les chiffres sont pourtant bons. En 2021, les opérateurs ont rendus plus de 5.8 millions de locaux raccordables et 4 millions de français ont rejoint les rangs des abonnés fibre. A travers l’Hexagone, 72% des locaux sont raccordables et 50% des habitants dans ces locaux ont choisi la fibre, explique Laure de la Raudière, mais un problème vient jeter une ombre sur ce tableau au premier abord plutôt séduisant : la qualité du déploiement.

J’ai de plus en plus de mal à dire que ce chantier est une réussite“, reconnaît la présidente du régulateur des télécoms au micro de BFM Business. En effet, alors que le secteur se démène pour atteindre l’objectif du 100% fibre en 2025, les interventions et les raccordements ne sont pas toujours réalisés dans de bonnes conditions et cela peut se ressentir dans l’expérience de l’abonné. Le problème des raccordements mal réalisés est une “priorité” pour l’Arcep, dont la présidente estime que “on peut pas imaginer dépenser autant d’argent public et d’argent privé dans le déploiement d’un nouveau réseau qui est signe de progrès pour avoir des services qui, par endroit, fonctionnent moins bien que l’ADSL“.

Certains n’hésitent d’ailleurs pas à prendre les choses en main. Cette semaine, à Aulnay-sous-Bois, le maire a par exemple choisi de cadenasser l’intégralité des armoires fibre dans sa commune pour empêcher des techniciens de réaliser des interventions sans demander la permission d’y accéder avant. La collectivité de Paris-Saclay pour sa part a même lancé une procédure judiciaire à l’encontre des opérateurs face aux diverses malfaçons rencontrées sur son réseau.

Laure de la Raudière n’en est pas à sa première intervention pour critiquer cette qualité de déploiement et reconnaissait en mai dernier qu’il faudra « un certain temps » pour que de nouvelles solutions soient mises en place. Outre la pression mise sur les opérateurs, la présidente de l’Arcep leur a également demandé fin 2021 de mettre en place une application permettant la notification en temps réel des intervention des techniciens aux autres opérateurs commerciaux et à l’opérateur de réseau. Bouygues Telecom a par exemple mis à disposition son outil “check voisinage”, permettant aux techniciens de remédier aux problèmes de déconnexions en fibre optique.

 

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Câbles de fibre optique : après la crise, l’industrie passe un cap mais de nombreux obstacles persistent

La crise sanitaire de 2020 a été difficile pour les industriels de la fibre, y compris pour les fabricants de câbles. Mais la situation s’améliore.

Nécessaires pour véhiculer nos données sur de longues distances, les câbles de fibre optique ont été plus difficiles à trouver depuis l’émergence du Covid-19. D’après le Sycabel, regroupant de nombreux câbliers dans divers domaines, la filière a géré l’année dernière 3.4 milliards d’euros de chiffre d’affaires , avec une hausse de 25% par rapport à 2020.

Si on note une réelle amélioration, les câbliers sont bien plus sollicités dans le domaine de l’industrie ou de la construction, ainsi que dans l’énergie. Mais du côté télécoms, tout n’est pas si rose.

En effet, le chantier du déploiement de la fibre optique est presque terminé, donc les besoins en câbles sont de plus en plus réduits. Le nombre de Français nouvellement éligibles à la fibre a même baissé en 2021, après un record atteint l’année précédente (5.6 millions contre 5.8 millions).

Ainsi, alors que les autres secteurs retrouvent une situation normale, le marché pour les câbles de la fibre reste inférieur de 17 points par rapport à avant la crise sanitaire. La livraison de câble a baissé de presque 18% en 2021, alors qu’en 2018, les acteurs majeurs comme Acome et Prysmians dénonçaient un manque de structure du marché alors qu’une pénurie de fibre frappait déjà le secteur .

Une autre problématique déjà connue est celle de la présence de fabricants chinois sur le marché. L’importation reste “à un niveau élevé“, malgré des mesures prises par la Commission européenne comme l’imposition de droits antidumping de 20% à 44%. Cette dernière “est intervenue trop tard dans l’année“, explique-t-on, pour réduire les arrivées de fibre fabriquées en Chine.

Jacques de Heere, vice-président de l’organisation et PDG d’Acome, l’un des principaux acteurs français dans la fibre optique se réjouit d’avoir passé un cap. Une bonne nouvelle notamment alors que la guerre en Ukraine fait rage et que le prix des matières premières monte drastiquement. A titre d’exemple, le bois de bouleau importé de Russie est généralement utilisé pour fabriquer des tourets autour desquels les câbles sont enroulés.

Il a dû être remplacé, avec du bois des forêts des Landes, “mais cela ne suffit pas toujours” explique Jacques de Heere. Ce problème a un impact économique réel, explique-t-il : “Nous perdons 5 à 7 points de marge. Pour ne pas être pris en ciseaux entre la baisse des marges et la flambée des matières premières, nous augmentons les prix que nous facturons à nos clients.

Source : Les Echos

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Plus d’un million de Gigabits par seconde, nouveau record pour la fibre optique

Un débit époustouflant a été atteint par des chercheurs japonais à travers un câble de fibre optique, bien au delà du Terabit/s.

Un nouveau palier de franchi pour la fibre optique. En utilisant les propriétés de la lumière afin de transmettre en parallèle plusieurs signaux lumineux à des fréquences différentes dans un câble unique de fibre optique, l’équipe de l’agence japonaise publique de recherche et de développement (NICT) ont pu atteindre un débit de 1 Pétabit par seconde. Soit techniquement 1020 Terabit/s ou encore 1 020 000 Gigabit/s. Le précédent record déjà établi par cette même équipe fin 2020 était de 1.01 Pb/s, mais utilisait un câble bien plus complexe.

Pour atteindre ces débits 100 000 fois plus rapide que les meilleures offres commerciales, les chercheurs ont utilisé un câble équipé de quatre coeurs au lieu d’un seul, mais qui ne présentait pas forcément de propriétés uniques en dehors de cela, avec notamment le même diamètre qu’un câble standard. Ce qui pourrait laisser présager d’une adaptation pour des câbles déjà existants, simplement en utilisant quatre fibres classiques. Une technologie spécifique a tout de même dû être utilisée, appelée “wavelenght division multiplexing” . Elle implique d’utiliser des longueurs d’ondes courantes dans les câbles de fibre optique ainsi qu’une autre plage expérimentale et permet ainsi de transmettre le signal sur une plage de 20 THz.

Ainsi, 801 canaux différents peuvent être utilisés pour transmettre les données et ainsi augmenter drastiquement les débits. Pour retrouver cela dans d’autres circonstances, il suffirait ainsi d’intégrer de nouvelles technologies de modulation et d’amplification du signal. D’autant plus que ce débit de 1.02 Pb/s a été obtenu sur une liaison de 51.7 km. Enfin, pour se donner une idée d’un potentiel usage, les chercheurs expliquent que ce débit permettrait théoriquement de diffuser 10 millions de canaux par seconde de vidéo en 8K.

Source : New Atlas

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Fibre optique : la sécurisation des réseaux va devenir nécessaire

L’objectif est clair et se rapproche : la France doit être couverte à 100% en 2025. Pour les professionnels de la fibre, quelle sera la suite ? La filière réfléchit à son avenir.

Une couverture globale, c’est une bonne chose, mais après ? A l’approche de l’échéance fatidique dans trois ans, l’industrie de la fibre doit maintenant se projeter. A la fin de l’année , plus de 80% de la population aura déjà accès au très haut débit via cette technologie, et le chantier global aura été déployé pendant 15 ans grâce à de nombreuses embauches et investissements. Il faut donc penser à l’avenir des 40 000 ouvriers, techniciens ou ingénieurs spécialisés travaillant dans le domaine et il s’agit ainsi d’une des principales préoccupations d’Infranum, fédérant près de 70% des industriels.

Plusieurs pistes ont été dévoilées la semaine dernière par ses dirigeants, la première étant de… continuer de travailler sur les réseaux fibre en France. A travers un “plan national de résilience” bientôt proposé au gouvernement, la filière veut ainsi s’attaquer à la sécurisation des réseaux.  La problématique principale est le déploiement de la fibre en aérien : 40% du réseau est déployé via des pylônes longeant nos routes. La solution est peu coûteuse au détriment cependant de la solidité des infrastructures puisque un poteau est plus susceptible de subir des dégâts lors d’une tempête et ainsi priver les abonnés au bout de la ligne d’une connexion internet.

La solution envisagée est ainsi d’enfouir ces réseaux mais aussi de doubler les NRO (noeuds de raccordement optique), locaux d’où partent les lignes des abonnés pour sécuriser les réseaux fibre. Le plan est assez ambitieux, avec un coût annuel estimé à 10 milliards d’euros par an. La fédération Infranum propose de lisser ces travaux sur dix ans, afin notamment de “conserver durablement” près de 7000 emplois. Une sécurisation qui semble nécessaire dans un contexte tendu, puisque les réseaux fibres et mobiles sont de plus en plus fréquemment touchés par des actes de malveillance et des dégradations.

Plusieurs alternatives

D’autres pistes sont explorées, comme la participation aux projets de “territoires connectés”, visant à déployer de nouveaux usages concernant par exemple l’éclairage public, la gestion de l’eau, des déchets ou encore la vidéo-protection. Plusieurs initiatives du genre ont lancées en France et cela pourrait ainsi permettre à la filière de conserver une activité dans l’Hexagone. De plus, Infranume indique que le numérique peut permettre d’accélérer une transformation environnementale, avec un marché estimé à 520 millions d’euros cette année.

Enfin, les industriels envisagent également d’aller aider nos voisins en apportant leur expérience en Europe. Il reste 32 millions de prises à déployer en Allemagne, 21 millions au Royaume-Uni et 14 millions en Italie, de quoi donner du travail aux entreprises du secteur. Des premières opérations vont déjà dans ce sens avec notamment la signature d’un gros contrat en Allemagne pour Altice et des intérêts du côté de l’Afrique, notamment au Sénégal et en Côte d’Ivoire.

Source : La Tribune

 

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Fibre optique : plus d’un demi-million de logements ne peuvent pas être raccordés

A l’échelle du pays, le déploiement de la fibre optique se déroule plutôt bien, mais des naufragés d’internet persistent et ne sont pas seulement réduits aux habitants perdus dans des zones inhabitées.

La fibre pour tous en 2025, une utopie ? La promesse du gouvernement semble très difficile à tenir, au vu des diverses problématiques rencontrées pour raccorder certains habitants dans l’Hexagone. Tant dans les centre-villes que dans les campagne ou dans les banlieues résidentielles, certains logements représentent un véritable défi pour les opérateurs.

A trois ans de l’échéance fixée par le plan THD, la situation se complique. Si près de 30 millions de locaux sont raccordés et la France compte plus de 14.5 millions des abonnés, le réseau n’est cependant pas accessible pour tout le monde. « Mon immeuble a une double entrée, en plein centre de Paris. Du fait de cette particularité, mon adresse n’existe pas pour les opérateurs télécoms. Nous n’avons pas la fibre alors que tout le quartier en dispose ! » explique une abonnée, tandis qu’un autre raconte avoir du débourser “2 000 euros pour que la fibre parcours les derniers mètres du trottoir entre l’armoire de rue et ma maison à l’Île de Ré. Sinon je serais encore en train d’attendre“.

En effet, certains locaux, tant des logements, des commerces ou des entreprises, ne peuvent tout simplement pas être raccordés sans une reprise des travaux de déploiement et majoritairement des opérations de génie civil. Le hic étant que “500 000 à 700 000 logement sont concernés. Mais le coût global des travaux nécessaires pour les raccorder pourrait atteindre 3 à 4 milliards d’euros” explique Antoine Darodes, directeur du département investissements transition numérique à la Caisse des dépôts.

Contrairement aux idées reçues, il ne s’agit pas des locaux situés dans des zones très isolées. Ces derniers, encore moins nombreux devront dans tous les cas passer par une autre solution pour accéder au très haut débit, comme les solutions satellites ou la 4G ou 5G fixe. Une alternative obligatoire tant leur raccordement au réseau fibre coûterait bien trop cher.

Sans oublier les problèmes de sous-dimensionnement des réseaux. Face à la densification de l’urbanisme, dans certaine ville, la fibre initialement déployée pour un certain nombre de logement ne peut plus suivre. Le réseau est là, mais les nouveaux immeubles flambants neufs ne sont pas raccordés faute de places. Même dans le cadre de logements déjà existants, la problématique d’un réseau aux capacités limitées se pose et de nombreux témoignages font état d’abonnés débranchés au profit de nouveaux clients pour les opérateurs. Une pratique régulièrement décriée et à laquelle les opérateurs entendent répondre avec une armada de solutions annoncées pour que le déploiement de la fibre optique se fasse dans de bonnes conditions.

Source : Le Figaro

 

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Malfaçons dans la fibre : pour la première fois, une collectivité traîne les opérateurs en justice

Après avoir essayé différents recours, l’agglomération de Paris Saclay en a assez des problèmes dans le déploiement et l’entretien du réseau fibre optique et se tourne vers la justice.

Une procédure inédite de la part d’une collectivité territoriale. La communauté d’agglomération Paris-Saclay se mobilise depuis plusieurs mois concernant des problèmes rencontrés sur le réseau de fibre optique. Après avoir appelé l’Arcep à s’emparer du dossier et avoir même obtenu le feu vert du régulateur pour une expérimentation du mode opérateur d’infrastructure, le dossier est finalement porté devant les yeux de la justice.

Nous l’avions annoncé en janvier, après des mois de mobilisation et plusieurs réunions de crise avec l’ensemble des acteurs. Nous ne lâcherons rien sur la fibre. Cela passe aujourd’hui par la plainte au pénal” explique la communauté d’agglomération.La plainte cible les opérateurs commerciaux et Altitude/Covage, en charge du déploiement et de l’entretien du réseau.

La procédure a été déposée le 19 mai auprès du Procureur d’Evry, en se basant sur l’article L. 65 du Code des Postes et des Communications Electroniques (CPCED) et l’article L.66, concernant les sanctions et mesures vis-à-vis des dégradations des réseaux de télécommunications.

Nous sommes la première collectivité en France à agir en justice pour défendre les attentes en THD de nos habitants, nous espérons surtout que cette action auprès du Procureur portera ses fruits” explique Paris Saclay.

Les élus déploraient déjà en début d’année des opérations réalisées par des intervenants « insuffisamment qualifiés, mal équipés, ne respectant pas les règles de l’art et générant d’innombrables dégâts en chaîne sur les réseaux ainsi que des déconnexions fréquentes d’abonnés ». Sur une partie du territoire, la situation est devenue “inacceptable“, affirme Paris-Saclay.

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Pour améliorer les raccordements à la fibre, la filière et des opérateurs développent un mode d’emploi

Réunis au sein d’un collectif “Objectif Fibre”, plusieurs associations gravitant autour de la fibre optique ont développer un nouveau guide pratique pour les professionnels de terrain sous forme d’une application.

Durant une réunion sous la forme d’une webconférence en présence de l’Arcep, plusieurs professionnels et experts issus de l’ensemble de la filière ont présenté aujourd’hui un nouvel outil pour que les raccordements se déroulent sans accrocs avec une application nommée “FttH Mode d’emploi”. « L’objectif est de mettre via cette application une information claire à disposition de tous, à tout moment, pour améliorer la qualité des raccordements et satisfaire les clients» comme l’a rappelé Marc Leblanc, Président d’Objectif Fibre, nom du collectif comprenant entre autre la Fédération Française des télécoms et Infranum.

Une application permettant aux opérateurs et installateurs d’accéder à une information “fiable, complète, claire et bien calibrée” pour réussir l’installation de la fibre optique, dans les immeubles neufs ou rénovés et dans toutes les situations. “Cette nouvelle application se veut plus agile et accessible, à toute heure et en tout lieu, par les techniciens qui pourront consulter le contenu du guide récemment publié depuis leur tablette ou leur smartphone pour y trouver les réponses à leurs questions de terrain. Pour faciliter la recherche, FttH Mode d’emploi se présente sous la forme d’une notice de montage affichant des cas concrets de déploiements recouvrant les principales typologies d’installations et détaille les bonnes pratiques pour réaliser une installation de qualité” précise Objectif fibre.

D’autres guides seront intégrés à cette application au fur et à mesure. La problématique de la qualité du raccordement fibre fait assez régulièrement l’actualité du secteur, la présidente de l’Arcep ayant notamment rappelé que plusieurs procédures étaient en cours pour éviter les malfaçons, mais que la résolution de ce problème prendrait du temps.

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